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  • : sanguine tropicale
  • : Sanguine tropicale est un blog artistique pour la valorisation par le jumelage d'oeuvres picturales et d'écrits (poèmes, petits textes ou paroles à chanter en attente de musique) Oeuvres toujours inédites et originales.... Plus largement l'objet est de donner un mode d'expression à ceux qui sont privés de paroles, ou d'informations les concernant. Un blog comme un voyage aux multiples escales.
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Les contenus de ce blog sont déposés sur DepotNumerique.com , copyright en France et à l'International.
« Toute représentation ou reproduction illicite totale ou partielle des peintures, textes, graphismes... déposés est constitutive de contrefaçon au sens des articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle et passible de poursuites judiciaires. »

 

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Bienvenue

En créant ce blog nous avons pour objectif d'offrir à nos visiteurs une exposition permanente et gratuite d'oeuvres originales et inédites.

Notre démarche  développe le concept que nous avons créé : le jumelage d'oeuvres visuelles et de textes, majoritairement des poèmes.

Les uns et les autres ont une existence autonome , mais ils se rencontrent, se choquent ou se côtoient.

Les  jumelages  sont groupés en albums dont les titres traduisent  le ressenti commun des auteurs au moment ou ils( elles...) ont réalisé leurs oeuvres.


Le catalogue de l'exposition peut être consulté dans la partie "Catalogue". Il présente les tableaux et les visuels, avec leur nom,  leur date, leur dimension, la méthode utilisée. . . Les premiers ont été réalisés par Huguette, qui a fondé le blog avec la Dame à la voilette, à différents moments de sa vie,  ici et dans d'autres mondes. D'autres  tableaux sont l'oeuvre de Jorëze, qui s'exprime au couteau essentiellement. Virginie qui s'est jointe à nous, construit des paysages cérébraux, qu'elle photographie pour les exposer.

Le catalogue présente aussi les écrits de D.P, la Dame à la voilette, avec le même type d'informations, et les ouvrages dont ils sont extraits, recueils de poèmes, essais ou romans.

Les jumelages qui présentent les oeuvres sont positionnés dans la rubrique " pages".  Ce sont les salles et les vestibules de notre exposition permanente et nous vous invitons à vous y promener.

Le catalogue de l'exposition est aussi disponible sur les pages, ainsi que la convention de partenariat et ses avenants . .  C'est cette convention qui est le véritable "sujet", le MOI du blog ! 


Chaque semaine , le dimanche soir, nous publions un billet sur des questions artistiques d'actualité qui nous motivent ou nous font bondir, associé à un petit mot d'auteur en affinités ou en opposition...

Des informations sur notre galaxie, des avis et des impressions sont aussi publiés régulièrement en " articles". 

Nous vous invitons à faire comme nous.  Bonne occasion pour écrire et publier des commentaires!

 
Si ce que l'on fait vous plaît, sachez que les toiles et les visuels peuvent être achetés, et que les textes de la Dame à la voilette ne répugnent pas à être chantés, si le coeur vous en dit. . . Ils sont, les uns et les autres,  protégés contre toute contrefaçon et sous copyright.  Ils ne peuvent donc être utilisés ou reproduits sans l'accord des auteurs.


Si vous souhaitez nous contacter, n'hésitez pas à le faire via notre adresse mail : sanguine.tropicale@gmail.com

 

 

Bonne promenade.


Sanguine Tropicale

Catalogue

>Le petit catalogue
link Catalogue de l'exposition
 

 

> Bien au delà des clichés
Jumelage : "Escarpin au dé" et " Ligne de fuite" 

 

> Fer rouge
Jumelage : "Torride!" et "Jeu de dames"
Jumelage : "Souvenirs" et "Bureautic music
"


> Histoires de là-bas

Jumelage : "Retrouvailles" et "La route de Lomé"
Jumelage : "Bavardages d'ici et d'ailleurs" et "Pique et pique et colegrame
 

 

> Comme une envie d'ailleurs

Jumelage : "Tout au bout" et "Souvenirs" 

Jumelage : "Treblinka beach" et "l'Eldorado" 

Jumelage : "Dorées à l'or fin" et "Avant le marché

Jumelage : "Atlantide oubliée" et "Aux odeurs de pomme verte"

Jumelage : "Instant éternel" et "Illusions métaphysiques"

Jumelage : "Long courrier" et Départ"

 

> Liturgie diabolique 

Jumelage : "Venise" et "Musique"

Jumelage : "Cérémonie" et "Musique !" Traces de rire dans le sang – Extrait.

Jumelage : "Fête" et "Djembé sur Seine" 

Jumelage : "Scène de vaudou" et "Toujours toujours..."Rémora – Extrait  

 

> Obsessions visuelles

Jumelage : "Cordes et Ficelles" et "Si tu m'attrapes..."

Jumelage : "Demi Teintes...." et "Jeune fille peignant"

Jumelage : "Départ pour un début sans fard" et "Rêveries..."

 

> De rires et de larmes

Jumelage : "Masques" et "Punition" 

Jumelage : "Salade de feuilles" et "Scène de marché" 

Jumelage : "Jeu de miroir" et "Marilyn Forever"  

 

 >Cauchemars apprivoisés

Jumelage : "Atlantide oubliée" et "Aux odeurs de pomme verte"

Jumelage : "Instant éternel" et "Illusions métaphysiques

 

> Comme une étincelle par nuit noire

Jumelage : "A l'occasion" et "Flamboyance inattendue"

Jumelage : "Circonstances atténuantes" et "En tenue de parade"

 

> A la vitesse de la pensée

Jumelage : "Effervescence énigmatique" et "A prendre ou à jeter"

Jumelage : "Rencontres inattendues" et "Surfaces ondulantes"

Jumelage : "Evasion" et "Sentiments cataclysmiques" 

18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:53

ecume-noire-1.jpg-photo.jpg    Photo : Benoît Pivert

         Ecume noire

                                                                                                                               

                                                                                                             

    Ecume noire vomie par les océans que les hommes ont souillés, écume noire des rêves d’ébène, caresse des flots qui s’offrent et se retirent, l’écume, insaisissable et impermanente, est le leitmotiv du dernier opus poétique en date d’Arnaud Delcorte. Plus encore que dans ses précédents recueils[1], le poète écrit, la rage chevillée au corps. Dans les premiers textes d’Ecume noire[2], la plume tremble de colère. Arnaud Delcorte dont la poésie est communion avec l’univers, fusion avec le ciel, la terre et la mer, a le cœur meurtri par les blessures que l’homme inflige au monde, superbe barbare qui pille, assassine et piétine. Il y a pourtant tant de splendeurs à décrire, tant d’ivresses à partager mais comment dire encore la beauté d’un monde chaque jour un peu plus défiguré par l’horreur ?

     Arnaud Delcorte est un poète écartelé. Ecartelé entre extase et gravité. Sa poésie est une poésie du tiraillement entre l’abandon aux sens et la quête d’un sens pour surmonter l’apparente absurdité du monde. Fort heureusement, lorsque accablé il se promet de ne plus décrire la fureur elliptique des matins de juillet où l’orgasme prend à la gorge comme une résurgence, ce sont les sens qui finalement l’emportent et nous valent de somptueux poèmes. Malgré le titre sombre de son recueil, Arnaud Delcorte ne se fait pas le chantre de l’apocalypse. Malgré l’infamie, malgré les désastres, il veut contre vents contraires et marées noires garder foi en l’homme et espérer un sursaut salvateur. Pourquoi écrirait-il sinon ? Il faut être porté par l’espoir pour vouloir à la raison des lendemains rendre la vision des fous. Le poète veut croire en la possibilité / si ténue / soit-elle / l’éventualité / d’une étincelle. Mais Arnaud Delcorte sait aussi ce qu’il est en droit d’attendre des hommes. L’amour, on peut toujours en rêver…

     Lorsque le spleen le gagne, c’est vers l’Orient qu’il se tourne. Il y a du Rimbaud chez Arnaud Delcorte. Le Maroc est son Abyssinie. Orient, terre de violence mais aussi terre de renaissance. Quand il parle de l’Orient, sa voix se fait envoûtante comme le son de l’oud dans la nuit du désert. Par chance, ils sont nombreux là-bas, les corps capables de faire surgir l’étincelle, corps cuivrés, corps offerts, oueds auxquels s’abreuve le poète pour désaltérer cette soif qui hante tant de pages. Mais Arnaud Delcorte sait aussi le mirage de l’Ailleurs et de l’Autre. Quand il ne se perd plus dans la géographie des corps, qu’il n’est plus happé par sa quête et que se distend le ressort du désir, il entrevoit alors ce qu’il cherche désespérément à oublier – et la sagesse a un goût amer :

J’ai beau chercher et chercher encore

Il n’y a pas d’ailleurs

Pas d’ailleurs

De toi

 

                                                           Et ne nous y trompons pas

                                                                              Toi

C’est moi

 

Arnaud Delcorte entrevoit que du bruit et de la fureur du désir il ne restera rien. Que des cendres. On peut certes se réchauffer au contact des corps, mais l’autre ne fait jamais que se prêter. S’il s’abandonne, aussitôt il se reprend. Il est illusoire d’en vouloir garder autre chose que des mots :

 

Que puis-je garder de toi

Sinon l’ineffable saveur de l’instant

                                                                  Que puis-je

                                                           Rien non sûrement rien

                                                                                           Ne reste

                                                                     A la fin

 

Les mots parviennent à conjurer la douleur mais pour combien de temps encore ? On sent affleurer une angoisse, l’appel de l’océan, de la noyade comme fusion suprême, l’appel de l’écume : Etre écume / Puis d’écume devenir / Trace / Et absence. C’est sur ces vers que se referme le recueil. On espère pourtant que ce ne seront pas les derniers. Il faut souhaiter à Arnaud Delcorte ce qui le fait vivre et écrire : Mer sexe et soleil ta main sur le ciel ta main solitaire susurre le martyre mer sexe et soleil.

 

Benoît PIVERT

…………………………………………………………………………………………………

 

1-     Notamment Le goût de l’azur cru, Mazères , Le chasseur abstrait éditeur, 2009, et Toi nu(e) dans le linceul étoilé du monde, Mazères, le chasseur abstrait éditeur 2010.

2-     - Paris, l’Harmattan 2011



 

 

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